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2ème session de Formation de l'UNOP à ses adhérents qui s'est déroulée  à Constantine du samedi 22 au mardi 24 avril 2017"Formation aux transferts de méthodes analytiques", encadrée par le Pr Hakim BOUDIS

Recherche désespérément médicaments en rupture

Plus de 200 médicaments seraient, d’après des producteurs et importateurs, en rupture de stock. C’est un retard dans la délivrance des autorisations d’importation qui semble être à l’origine de cette situation. Néanmoins, le ministère de la santé dément toute pénurie, soutenant qu’il y a rupture de marques et non de médicaments.


« A ce jour, 80% des programmes d’importation de produits finis n’ont pas été signés. Ils ont pourtant été transmis à partir de juillet 2016 et clôturés en septembre de la même année », selon des producteurs-importateurs. Seules 20% des autorisations ont donc été délivrées. Conséquences: les délais liés à la passation des commandes auprès des fournisseurs et des contraintes logistiques d’acheminement des produits risquent de conduire à une réduction des stocks détenus par les officines.
Parmi les produits pharmaceutiques qui pourraient manquer, des médicaments traitant des maladies du cœur, d’hypertension artérielle et des troubles psychiatriques. « Ces produits pharmaceutiques sont irremplaçables. Il s’agit de médicaments dits de dénomination commune internationale (DCI) et par conséquent, ne sont pas des génériques », précisent nos interlocuteurs.
Par ailleurs, il est leur est demandé, rapportent-ils, d’importer les mêmes quantités de produits pharmaceutiques qu’en 2016 et de n’envisager aucune augmentation. « La tutelle a exigé cela pour économiser les devises au maximum. Mais ce volume peut ne pas répondre aux besoins. Un risque de rupture de stock pour certains médicaments n’est donc pas à écarter », signalent-ils.
Le ministère de la Santé: « Il y a rupture de marques et non de médicaments »
Le ministère de la Santé, par la voix du conseiller du ministre, Slim Belkessam, assure, pour sa part, que les programmes d’importation sont signés et sont tous communiqués aux opérateurs.
« Le directeur de la pharmacie au ministère de la Santé l’a annoncé aujourd’hui. De plus, il y a rupture de marques et non de médicaments », fait-il remarquer, démentant les allégations des producteurs à propos du caractère «irremplaçable» de ces médicaments. M Belkessam affirme « que ces produits sont fabriqués en générique ». En plus, « s’il y a eu un retard dans la délivrance des autorisations, cela ne signifie pas nécessairement que la faute incombe à la tutelle. Certains opérateurs n’ont pas remis leurs programmes d’importation à temps », explique-t-il.
Des producteurs et des importateurs ont également fait part d’un retard dans la délivrance des autorisations d’importation de matières premières et d’intrants. « Ces autorisations n’ont été délivrées qu’en décembre 2016. Les producteurs se retrouvent dans une situation difficile et leurs outils de production sont affectés. La commande des matières premières prend du temps, ainsi que leur acheminement. L’industrie pharmaceutique étant encore jeune chez nous, la production nationale prend également trop de temps. Un risque de pénurie de produits pharmaceutiques fabriqués localement peut survenir dès le mois de mars », préviennent-ils.
Mais le Conseiller du Ministre de la santé soutient qu’une pénurie n’est pas possible, car les producteurs et les importateurs ayant signé les cahiers des charges se sont engagés, selon lui, dans le cadre du programme d’importation en 2016, à avoir un stock de produits et de matières pharmaceutiques couvrant, pendant six mois, les besoins du marché.
« Or, les six mois ne prendront fin qu’en juin 2017. Elle est où la pénurie ? », s’interroge-t-il.
                         Recherche désespérée du princeps
Dans certaines officines on confirme l’absence effective de certains médicaments habituellement importés. « La liste dépasse les 200 médicaments, notre pharmacie est presque vide. Il ne reste qu’à baisser rideau », s’alarme une pharmacienne d’Alger-centre.
Elle précisé que chaque jour, elle signale aux patients cette rupture de stock. « Nous leur conseillons, par exemple, de remplacer le médicament princeps par un générique ». Mais les clients refusent, selon elle, cette option estimant que le générique n’offre aucune garantie.  Ils préfèrent la molécule-mère, même si elle plus chère.
C’est le cas de Yasmina qui est à la recherche d’un médicament pour sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. « Je souffre le martyre car, pratiquement chaque mois, je dois me procurer ce médicament », confie-t-elle. Pour cela, elle fait appel à des proches résidant à l’étranger. « Son traitement nous coûte les yeux de la tête », ajoutera-t-elle. N’empêche, elle préfère un tel sacrifice que de recourir à des médicaments génériques, dont elle doute de l’efficacité.
Un autre patient est à la recherche de son médicament habituel, un antihypertenseur, mais en vain. « Je me déplace de pharmacie en pharmacie, dans l’espoir de trouver mon médicament sans résultat », soupire t il.
Pour certains pharmaciens la situation actuelle serait le résultat de la limitation des importations décidée par le ministère de la Santé qui renvoie la balle dans le camp des producteurs et des importateurs...
 
Farida Belkhiri/Samira Belabed

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