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2ème session de Formation de l'UNOP à ses adhérents qui s'est déroulée  à Constantine du samedi 22 au mardi 24 avril 2017"Formation aux transferts de méthodes analytiques", encadrée par le Pr Hakim BOUDIS

Prix et développement de l'industrie pharmaceutique Nationale : Recommandations

L'UNOP (Union nationale des opérateurs de la pharmacie) a organisé, en date du mardi 25 novembre 2014, au niveau de l'Hôtel Hilton, un séminaire consacré au prix du médicament, comme un des instruments de promotion et de développement de l'industrie nationale du médicament.
A l'issue des débats vifs et instructifs qui ont suivi les différentes communications présentées à cette occasion, les participants ont retenu les principales recommandations suivantes :
1-    Harmonisation de la législation et de la réglementation relative au prix du médicament pour mettre en cohérence les textes juridiques avec la pratique actuelle qui impute clairement aux pouvoirs publics la prérogative de fixation du prix du médicament. En ce sens, la fixation d'une marge à la production est une mesure obsolète qui perd de sa signification et qui devrait être abandonnée.
2-    Simultanéité de la décision de fixation du prix du médicament et de celle concernant son remboursement par les caisses de sécurité sociale. Les pouvoirs publics devraient, en ce sens, afficher clairement toutes les étapes de la procédure à suivre par les producteurs pour solliciter cette décision sur le prix public de chacun de leur produit et sur le niveau de son remboursement.
3-    Le prix public du médicament devrait garantir pour le producteur la rémunération de ses coûts de fabrication de même que la rentabilité des investissements engagés, de sorte à pérenniser et encourager le développement de la production nationale. La stabilité de ce prix et des conditions de son remboursement est un élément essentiel pour le producteur comme pour les caisses de sécurité sociale. Néanmoins, il parait indispensable de procéder à la révision de ce prix pour tenir compte des changements objectifs qui affectent la réalité des coûts de fabrication.
4-    Le prix du médicament importé devrait être libellé en dinar algérien, au même titre que celui du produit fabriqué localement. Il s'agit par là, de placer les produits sur une même base concurrentielle. Cela serait également un signal en direction des fournisseurs étrangers pour les inviter à mieux s'impliquer au sein du marché national.
5-    Interdiction des pratiques d'alignement automatique des prix des produits princeps importés sur ceux des génériques fabriqués localement. Cette pratique annihile tout espoir de gain de parts de marché pour les producteurs locaux dont les produits sont pourtant utilisé comme base pour la définition des prix de référence par le système national de sécurité sociale.
6-    Diversifier les sources de financement du système de sécurité sociale en agissant sur d'autres leviers que le prix du médicament, par l'orientation vers d'autres alternatives telles que : l'amélioration du niveau des recouvrements ; l'élargissement de l'assiette des cotisations par la réduction des activités informelles ; une contribution spéciale à faire peser sur les industries polluantes ; la récupération d'une part de la taxe sur les tabacs ; etc.
7-    Modernisation et mise à niveau du système d'information, de sorte à rendre transparentes les évolutions touchant à tous les segments d'une filière en croissance rapide. L'encadrement efficace de la filière par le ministère de la Santé impose à ce dernier de rendre publiques, au fur et à mesure, les informations concernant : les prix des produits ; les décisions d'enregistrement ; les agréments des unités de production ou de distribution; les produits mis en marché ; les projets d'investissements ; les importations ; etc. Un système d'information plus performant est un atout majeur pour la poursuite harmonieuse du développement de la filière.
8-    Mesures d'encouragement sélectives à prendre afin d'inciter à la fabrication de classes thérapeutiques insuffisamment investies jusque-là par la production locale. Dans le même sillage, il est nécessaire qu'un chantier nouveau soit ouvert en termes de prospection de débouchés extérieurs pour faire face à un surplus de capacité de production par trop élevé par rapport à la taille du marché national.
9-    Enfin, l'UNOP tient à réaffirmer l'engagement des fabricants nationaux à concrétiser l'objectif affiché par les pouvoirs publics d'arriver à satisfaire les 70% de ses besoins par la production nationale. Néanmoins, il devient clair que si cet objectif ambitieux est à la portée de notre pays, sa concrétisation ne se résout pas à travers l'installation de capacités de production. Celle-ci passe par une politique de soutien plus volontariste et qui mette en cohérence toute la palette des instruments de régulation de l'activité pharmaceutique :
9.-1- maintien de la protection du marché national et mise en place de procédures claires pour l'actualisation régulière des listes de produits fabriqués localement et des interdictions d'importations de ces produits,
9.2- mise en place de programmes de formation professionnelle dédiés spécifiquement aux besoins de l'industrie pharmaceutique nationale. L'UNOP est disposée à s'associer à la définition du contenu précis de ces programmes et à participer à leur mise en oeuvre,
9.3- mise à niveau de l'encadrement administratif et du système d'enregistrement. Dans l'attente, une priorité particulière devrait être accordée à l'enregistrement des premiers génériques mis sur le marché,
9.4- institution d'un système réglementaire de responsabilité pharmaceutique étendu aux fabricants de produits importés. A ce titre, les fournisseurs étrangers devraient être tenus de disposer de structures ad-hoc sur le territoire national. Le cas échéant, ils devraient être incités à transférer les décisions d'enregistrement de leurs produits à des fabricants nationaux qui en seraient alors automatiquement responsables,
9.5- mise en place d'une réglementation spécifique pour l'enregistrement des bio-similaires pour qu'ils soient accessible aux patients et aux établissements pharmaceutiques,
9.6- rendre opérationnel le dispositif existant actuellement dans la réglementation algérienne et permettant de compenser le prix des produits de base, dont les produits pharmaceutiques, destinés aux régions éloignées du sud du pays. Ce dispositif est géré par le ministère du Commerce.

Mot du Président

En raison de son caractère hautement sensible, le secteur du médicament a toujours fait l’objet d’une attention particulière des plus hautes autorités politiques et économiques du pays.

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Chiffres clés

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